Sur la route, d'un merveilleux été, plein de joie et de gaité, 

Là où raignaient insouciance, rires et tranquilité,

Discret d'abord, tu t'es faufilé dans mes pensées, 

Acharné, tu es venu m'habiter, jusqu'à me hanter.

 

Depuis longtemps, je ne te savais point absent,

Te minimisant, te pensant insignifiant.

J'ai cru, naïvement, pouvoir t'oublier,

Ne m'imaginant pas te mériter, je n'osais te dévoiler.

 

De qualités tu as emmergé, en vice tu t'es transformé,

La ruse et l'habileté nous ont permises de nous cacher, 

Frêle et innocent, lentement tu m'as alors grignoté,

Quelques jours, quelques mois, une année.

 

Toi, ce déraisonnable malaise, ce tenace mal être,

Sous des airs de liberté, entre tes fers tu m'as enfermée, 

De ton creux à la fois vide et profond, 

La souffrance et la colère ont fini par débordées.

 

J'ai su me défaire de tes chaines par le courage et la volonté,

Au travers d'un chemin rempli de larmes et de difficultés, 

J'ai appris, j'apprends et j'apprendrais à te combler,

Une once de confiance et de sérénité étant enfin nées.